Harcèlement à l'école24/01/2012

 Il faut "Agir contre le harcèlement à l'école" !

 


CONFERENCE-DEBAT 25/01/201213/01/2012

Bonjour,

 

Une soirée conférence débat avec une psychologue est organisée,

le mercredi 25 janvier à la maison de quartier des quincarnelles,

de 19 à 21 heures

sur le thème "Comment mieux protéger nos enfants" à l'intérieur et à l'extérieur du cercle familial.

Ce thème fait écho aux différents évènements qui ont pu se passer sur notre commune. Cette soirée se veut conviviale et riche en échanges.

 

Si le coeur vous en dit... Cette conférence est ouverte à tous !


Bonne Année 201206/01/2012

 

L'ensemble des membres de l'AAPE vous souhaitent une

 

Bonne Année 2012

 


Joyeux Noël22/12/2011

 

 

 

 

 

 

 


Information19/12/2011

Bonjour,

 

Je viens de trouver sur le site de LCI un article très instructif.

Je vous en fait donc une copie et vous pouvez le retrouver directement sur LCI

 

Christophe

 

"

La forte médiatisation de récents faits divers, même s'ils restent exceptionnels, peut contribuer à créer des climats de psychose. C'est comme cela qu'à Brest, le 28 novembre dernier, un retraité de 65 ans est mort d'une crise cardiaque après avoir été pourchassé par des parents qui le voyaient régulièrement devant l'école de leurs enfants et le soupçonnaient - à tort - d'être un pervers sexuel.Quelle est donc la meilleure attitude à adopter pour un parent, face à cette peur que quelqu'un puisse faire du mal à la chair de sa chair ? Doit-on interdire à ses enfants de sortir seuls ? Comment leur parler des risques ? A quel âge ?

"Il est vain de penser que l'on maîtrisera toujours son environnement"
Pour
Thierry Baubet, pédopsychiatre et spécialiste du traumatisme à l'hôpital Avicenne, en région parisienne, "ce n'est certainement pas en l'isolant du monde ou en le gardant dans ses jupes que l'on protège son enfant". Rappelant que "la plupart des agressions d'enfants surviennent au sein même des familles", ce spécialiste de l'enfance estime que le rôle des parents est, au contraire, de préparer leur progéniture au monde extérieur. "Parce qu'il est complètement vain d'imaginer que l'on maîtrisera toujours son environnement, c'est l'éducation que l'on donnera à son enfant qui lui donnera les meilleures chances d'éviter les dangers".

Mais quels dangers ? "Quand vous demandez à une classe de vous décrire le profil type de la personne qui voudrait enlever un enfant, la réponse est unanime : un type vêtu de noir, avec une cagoule et qui conduit un fourgon blanc. Bref quelqu'un qui ne peut vraiment pas passer inaperçu !", constate le major
Alain Rousseau, responsable de la Brigade de prévention de la délinquance juvénile dans les Yvelines. "La première chose à faire est donc de leur expliquer que le méchant ça peut très bien être monsieur ou madame Tout le monde".

"Un enfant seul est un enfant en danger"
"Le premier cas de mise en danger, poursuit le gendarme, reste celui du prédateur qui va parcourir les routes jusqu'à ce qu'il trouve un enfant seul, facilement abordable. Mais vous avez aussi des prédateurs qui savent se mêler aux enfants dans les aires de jeux ou lors d'un transport. Lors de nos interventions dans les écoles, nous expliquons donc aux enfants qu'ils ne doivent pas rester seuls. Un enfant seul, c'est un enfant en danger. Alors qu'un enfant qui est en meute, avec ses copains, risque moins. En tout cas, jusqu'à ce qu'il ait acquis les moyens de raisonner qu'il est en danger dans la position où il est".

Mais comment savoir quand son enfant est prêt à affronter un risque, à savoir dit non ? Pour Thierry Baubet, "ce qu'il faut, c'est adapter l'attitude à ce que l'on perçoit de son enfant, de sa maturité. Certains enfants savent dire non très tôt, d'autres sont beaucoup plus inhibés. Les parents doivent procéder de la même façon que pour voir quand leur enfant est prêt à traverser la route tout seul".

"Un adulte, ça s'adresse à un adulte"
Autre problème, explique Alain Rousseau, les enfants ont tendance à trop faire confiance aux adultes. C'est dans leur nature. "Il faut donc leur rappeler que quand ils sont seuls en train de jouer, un adulte n'a pas à venir leur demander des renseignements. Un adulte, ça s'adresse à un adulte". Ils ont aussi tendance à vouloir rendre service et les prédateurs le savent. "C'est le cas typique de l'individu qui entre dans un parc et demande aux enfants de l'aider à retrouver son chien. Il en envoie un dans une direction, un second dans une autre et puis le troisième se retrouve isolé avec lui... Les parents doivent expliquer à l'enfant qu'il ne doit pas laisser entrer dans son périmètre quelqu'un qu'il ne connaît pas, il doit s'éloigner. Et si l'individu insiste il doit courir, crier, alerter le voisinage".

Et le gendarme d'évoquer également le cas, fréquent, du voisin qui s'aventure près de l'école et dit à l'enfant de monter dans sa voiture car ses parents l'ont appelé pour lui demander de passer le récupérer. "L'enfant aura forcément confiance, sauf si ses parents lui ont expliqué que l'école doit d'abord être prévenue et qu'il ne doit obéir qu'à sa maîtresse ou à ses parents". "Même si pour lui cela peut paraître ennuyeux et inutile de prime abord, insiste le patron de la BRDJ, l'enfant qui gardera ces consignes à l'esprit, au moins jusqu'à son entrée au lycée, aura très peu de risque de se mettre en danger".

Attention au Net
Autre risque à prendre en compte depuis une dizaine d'années : les nouvelles technologies. "Certains jeunes mettent tout sur leur blog. Il y a de jeunes adolescentes que l'ont peut suivre parfois heure par heure du matin jusqu'au coucher ou qui mettent des photos d'elles qui permettent de les localiser, explique Alain Rousseau. Le problème est que le prédateur sait reconnaître les enfants qui trichent sur leur âge pour intégrer les tchat' et les réseaux sociaux. Ils vont aller puiser toutes les informations nécessaires pour entrer en contact avec elles. A cet âge, évidemment, les jeunes filles finissent par développer des sentiments sans jamais voir la personne ... jusqu'à la rencontre et le piège".

Enfants des villes, enfants de la campagne
Le risque est-il plus élevé selon que l'enfant habite en ville ou à la campagne ? Pour le major Rousseau, la réponse est "oui". "En fait, les risques ne sont pas les mêmes. Dans les villes, les enfants sont naturellement plus méfiants, ils doivent déjà faire attention aux feux rouges, aux voitures, à la foule... Ils n'ont pas le même comportement et, d'ailleurs, on y constate beaucoup moins d'affaires d'
enlèvements. A contrario, à la campagne, les enfants sont plus faciles à aborder car leurs relations de voisinage n'ont rien à voir. Si un étranger s'arrête, c'est forcément qu'il a besoin d'aide, donc on va vouloir lui rendre service. C'est ça qui, ajouté au fait qu'il y a forcément moins de témoins, peut mettre plus facilement en danger l'enfant".

"Tout passe par l'éducation, dès l'âge de 3-4 ans"
"Ce qui compte vraiment, insiste Thierry Baubet, c'est d'éduquer l'enfant, dès son plus jeune âge, sans l'effrayer, et avec des mots adaptés. Avant ses 6-7 ans, par exemple, sauf s'il y a déjà eu des deuils dans sa famille, l'enfant ne comprend pas la réelle signification des mots 'tuer' ou 'mort'. Il n'a pas encore la notion de séparation définitive, il pense que la personne va revenir. En revanche, on peut utiliser très tôt des expressions comme 'faire du mal', 'blesser', 'être méchant'. Pour le pédopsychiatre, cette question de la confiance envers les inconnus doit être abordée "dès l'âge de 3-4 ans, quand l'enfant est amené à se séparer de la famille pour aller à l'école ou à être confié à quelqu'un". "On peut lui inculquer le sens de ce qui est dangereux ou pas, les limites que lui ou les adultes ne doivent pas franchir".

Une sensibilisation aux dangers qui doit aller de pair avec l'apprentissage de la pudeur et du respect de son corps. "Tout petit, les enfants ont tendance à courir tout nu partout et à se toucher de façon impudique pour explorer leur propre corps. A ce moment, il ne s'agit pas de dire c'est mal ou c'est sale, mais de dire qu'on ne le fait pas en public, que l'on n'impose pas cela aux autres. C'est comme cela que se construit progressivement l'idée de ce qui est intime ou pas. Il est fondamental que les parents mènent cette éducation. Et pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec ces questions, conseille-t-il, il existe des contes qui abordent ce type de thème et que l'on peut lire avec les enfants, comme le joueur de flûte de Hamelin.

"


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